Découvert il n'y a pas longtemps (oui je suis à la ramasse) grâce à un ami, ce livre m'a particulièrement ému.

Petit résumé : "François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m'en vais. C'est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n'est guère mieux. On sent qu'on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu'un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c'est sympathique. C'est conviviale et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l'orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d'abricot, c'est parfait. Si elle choisit ça, je l'épouse... "-Je vais prendre un jus... Un jus d'abricot, je crois, répondit Nathalie." Il la regarda comme si elle était ne effraction de la réalité."

Mes impressions : Tout d'abord, il faut bien poser les choses. Ce livre parle avant tout du deuil. Le sujet est abordé rapidement au début du livre et brillamment - car c'est avant tout un sujet délicat. Mais il parle aussi de l'amour et je dois vous dire qu'il m'a fait pleurer. Ce qui m'a particulièrement touché, c'est la manière dont l'écrivain arrive à transmettre la force des sentiments des personnages. On a vraiment l'impression d'être à la place de Nathalie, de François, de Markus et même de Charles ! Ce livre porte bien son titre car durant ma lecture, j'ai très bien discerné cette délicatesse : autant dans le personnage qu'est Nathalie, que dans le pouvoir des mots, de l'humour. Je vous conseille donc ce petit bijou de simplicité.

Quelques passages que j'affectionne : 

"Dans le tiroir , il y avait aussi un petit miroir. Elle le prit pour s'observer, comme le ferait un homme qui la verrait pour la première fois. Elle se leva, se mit à marcher, fit des allers-retours dans son bureau. Les mains sur ses hanches. A cause de la moquettes, on n'entendait pas le bruit de ses talons aiguilles. La moquette, c'est le meurtre de la sensualité. Mais qui avait bien pu inventer la moquette ?"

" En partant ce vendredi soir, il était bien content de pouvoir se réfugier dans le week-end. Il utiliserait le samedi et le dimanche comme deux grosses couvertures. Il ne voulait rien faire , n'avait même pas le courage de lire. Alors, il s'installa devant la télévision. C'est ainsi qu'il assista à un spectacle exceptionnel , celui de l'élection du premier secrétariat du Parti socialiste français. Le second tour opposait deux femmes : Martine Aubry et Ségolène Royal. Jusqu'à présent, il ne s'était jamais vraiment intéressé à la politique française. Mais là, c'était une affaire passionnante. Mieux : une affaire qui allait lui donner des idées."

 Petit plus : Il faut savoir que ce livre a été adapté au cinéma, avec Audrey Tautou et François Damiens. Il faut savoir aussi que c'est la première fois - et je dis bien LA PREMIERE FOIS - que je trouve que l'adaptation cinématographique correspond aussi bien au livre (peut-être est-ce parce que c'est l'écrivain lui-même qui a réalisé le scénario ? ou alors parce qu'Audrey Tautou est génialissime dans le rôle de Nathalie ? ...). Enfin, ce live a obtenu dix prix littéraires et a été traduit dans plus de quinze langues. Je pense qu'il fait parti des indispensables qui doivent se trouver dans votre bibliothèque ! Alors si vous ne l'avez pas déjà lu, sautez dessus !

 

xoxo